Éditorial

Par delà la pandémie… l’espérance de Pâques

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Nous ne tomberons jamais plus bas que les mains de Dieu !

Vraisemblablement, au jour où je rédige cet éditorial le carême 2021 ne différera guère du carême 2020 : frontières et lieux publics fermés, spectacles et événements en mode pause, personnes âgées et familles confinées.

Au niveau de la paroisse, seuls deux lieux de culte sur trois sont ouverts au public, les groupes de bricolage et autres ne se rencontrent plus, la vente des Missions encore annulée cette année aux Catherinettes …

« À chaque jour sa peine »

Il n’aura fallu qu’un virus pour nous imposer une retraite planétaire. Devant l’incertitude et l’inconnu, chacun réagit comme il peut. Certains s’adaptent difficilement à l’imprévu ; l’inquiétude prend le pas sur la confiance. D’autres, face à l’adversité, font preuve de résilience en vivant le moment présent, sans trop se projeter dans le futur. « À chaque jour suffit sa peine » disait Jésus.

Une occasion de croissance

Le combat contre le coronavirus est personnel et collectif. Il change nos habitudes en profondeur. Plusieurs l’ont compris et posent des gestes concrets de solidarité fraternelle et générationnelle envers le personnel de la santé, les personnes âgées. Chacun y va avec sa bienveillance, sa créativité, son empathie, pour traverser cette épreuve ensemble et faire de la crise une occasion de croissance, une prise de conscience pour l’avenir. Des actions de notre paroisse comme l’Accompagnement à la scolarité (AsCo) et le Champ des Possibles s’inscrivent dans cette énergie là.

Pâques au bout de ce temps

Pour les chrétiens, le Carême est un temps de conversion où ils suivent Jésus jusque dans sa Passion pour mieux se recentrer sur l’essentiel : l’amour de Dieu et du prochain. Ce temps nous invite à porter notre fardeau et celui d’autrui dans l’attention aux plus faibles.

Alors oui, malgré tout, nous resterons solidaires des angoisses et des peines de nos contemporains en quête de sens, comme Jésus l’a été à son époque. 

L’espérance chrétienne n’est compromise par aucune pandémie. Elle puise sa cohérence et sa pertinence de la résurrection du Christ, de la victoire de l’amour sur la mort. Pâques est toujours au bout de ce temps. Tel est le sens profond de la foi chrétienne qui se déploie en toute liberté dans le silence de la prière et dans l’engagement envers les plus petits.