Paroisse en marche

Message de Gilles Agbenokoudji

Moïse en studio

J’aimerais vous raconter cette petite histoire.

Nous sommes autour de l’an 1340 dans la ville de Ferrare. La peste fait des ravages importants dans cette ville, la panique s’empare de tous. Mais pourquoi les habitants Juifs ont-ils été accusés d’être la cause de ce fléau ?

Par ce que sociologiquement parlant, à chaque situation de crise, il faut trouver un bouc émissaire et aussi parce qu’il paraît que la population juive était moins touchée dans cette ville par cette maladie. On a cru que les Juifs empoisonnaient leurs concitoyens. Une grande persécution s’éleva dans cette ville où on pensait régler le problème en tuant les Israélites. Mais voilà que le rabbin de la communauté juive de cette ville, qui était aussi médecin, mit sur pied, avec l’aide d’un médecin chrétien, un programme pour contrecarrer la maladie.

Ensemble, ces deux hommes découvrirent que les Juifs faisaient deux choses que les habitants de Ferrare omettaient. D’abord, ils se lavaient les mains avant de manger puis ils isolaient de leur population toute personne atteinte de la peste pour une période allant jusqu‘à quarante jours. En réalité, les Juifs ne faisaient que mettre en application une règle du Premier Testament touchant les cas de maladies infectieuses. Lorsqu’on commença à appliquer cette même règle aux gens de Ferrare, on régla en grande partie le problème. D’ailleurs c’est de là que nous vient le principe de la quarantaine.

Chers amis, nous vivons aujourd’hui et les semaines à venir une situation de crise sanitaire, allons nous céder à la tentation du bouc émissaire, ou bien être les suiveurs du Christ ?

Nous sommes invités à tourner nos regards vers lui, c’est l’occasion d’être responsables les uns des autres, de nous soutenir les uns les autres même à distance. Un coup de fil, un message, une vidéo, il y a quelqu’un qui nous attend et qui sera ravi de recevoir notre message.

Bien aimés, c’est dans le calme et la confiance que sera notre force. Amen !