Réflexions

Philippe Besançon : de l’enseignement au scoutisme, un même idéal

3_besancon

dynamisme et persévérance

A presque 50 ans, notre grand témoin a déjà un long parcours derrière lui : né en Nouvelle Calédonie, il a fait des séjours dans d’autres iles : Madagascar, Mayotte et Polynésie ; depuis 2012, il est à Colmar.

Mais il a aussi un solide bagage éducatif : d’abord comme professeur de technologie : il a toujours été très investi dans les établissements où il a enseigné, en tant que formateur informatique pour les professeurs, organisateur de Fêtes de la Science… Actuellement il enseigne au collège Pfeffel, et l’une de ses classes a été lauréate d’un concours national.

Philippe Besançon est l’un des responsables du scoutisme protestant à Colmar. Il est également très impliqué dans notre paroisse : vice-président de Campus depuis mars 2018, membre du conseil paroissial de St Marc, du conseil presbytéral et du conseil de consistoire, il vient d’accepter d’entrer dans le bureau de ces instances.

MP : Qu’est ce qui t’attire dans les îles ?

Ph. B. : C’est la culture de la voile, de l’océan. Il y aussi le fait que les iliens sont plus en attente : le moindre nouvel événement modifie leur quotidien et les réunit.

MP : Ton deuxième prénom est Kasuo

Ph B. :En japonais (ma mère est née là-bas), cela veut dire « homme de paix ». J’essaie d’en être digne. En tant que chrétien je crois qu’en toute personne il y a quelque chose de bon et j’essaie d’avoir une approche bienveillante de ceux que je rencontre,

Mon totem scout ? Le milan, un oiseau dynamique et persévérant. Cela me convient car l’éducation que j’ai reçue et celle que mon épouse Elisabeth (directrice pédagogique du centre de classes vertes de Stosswihr) et moi avons donnée à nos deux fils (18 et 20 ans) repose sur l’idée que nous ne devons pas tout attendre des autres mais être acteurs de notre vie et de notre environnement.

MP : Parle-nous de ton métier !

Ph B. : Je travaille avec des collégiens sur le projet Manta de Laurent Bourgnon qui construit un navire capable de collecter et de traiter de grandes quantités de déchets plastiques flottant à la surface des océans. Cela les passionne et c’est formateur car ils doivent définir le plastique, se poser des questions sur la biodégradabilité et sur leur éco-responsabilité individuelle ; ils apprennent comment se font les lois, ils découvrent le dessous des cartes… Je tiens à ce que mes élèves ne se découragent pas, qu’ils sachent que l’erreur fait partie de l’action.

MP : Et comme reponsable scout ?

Ph B. : J’aime partager avec des enfants et des jeunes le plaisir d’être dans la nature. Je m’occupe notamment de l’appui matériel, pour que lors des activités dans le magnifique parc de Saint Marc ou dans les camps en extérieur, tout se passe bien.

MP : Quelle est ta vision sur l’avenir de la paroisse ?

Ph. B : La réussite d’initiatives nouvelles en septembre, comme le week-end familles à la Schildmatt et le culte-randonnée) me conduit à penser que cet avenir passe par des activités qui réunissent tous les âges dans des activités dans la nature.

propos recueillis par michel paccalin