Éditorial

la rentrée, ou comment mieux revenir !

37831285556_4e998b805d_o

regard nouveau et bienveillance

Revenir chez soi après un long voyage, c’est souvent l’espoir de retrouver ce qui nous a manqué : l’environnement familier, la sécurité du lendemain et parfois la monotonie rassurante. Rentrer chez soi c’est aussi appliquer inconsciemment ce que l’éloignement vous a appris.  Être toujours surpris avec bonheur, attendre avec plaisir, écouter le monde qui vous entoure avec l’esprit de recevoir plus que de contester.

La rentrée, que l’on soit parti physiquement ou non, est toujours une période durant laquelle chacun retrouve ceux qu’il connaît pour vivre ensemble mais avec un souffle nouveau. Que ce soit à l’école, dans la reprise professionnelle ou associative, ou dans le pays et sa traditionnelle rentrée sociale, nous revenons avec un regard nouveau.  La société que nous construisons collectivement trouve alors ses bases dans l’attitude de chacun.

La rentrée marque ainsi l’addition de ces comportements qui s’érigent en rapports de forces ou de confiance. La rentrée peut être l’instant où le cumul des attitudes bienveillantes prend le pas sur les conflits.  Toutefois la bienveillance n’est pas la naïveté : « personne ne bouge, ne grandit ou ne se responsabilise tant que l’on soupçonne systématiquement, et que l’on ne s’attend à rien de bon de la part de l’autre » dit la philosophe suisse Lytta Basset.

Puisse la rentrée nous faire choisir cette bienveillance dont saint Thomas d’Aquin disait : « C’est un acte simple de la volonté par lequel nous voulons du bien à quelqu’un, même sans union affective préalable ».