Éditorial

Pâques : refuser l’enlisement !

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Quitter la terre où l’on s’enlise…

L’hiver s’estompe. Pâques, sommet des fêtes chrétiennes qui s’enracine dans la libération du peuple juif de l’esclavage en Égypte. Le christianisme a transfiguré cet événement en la libération de l’humanité par la mort et la résurrection du Christ.
La Pâque des Hébreux rappelle l’exode, la marche vers le pays de la liberté. Elle fait à la fois mémoire et annonce du «passage» de Dieu pour sauver son peuple en épargnant de la mort les premiers-nés d’Israël. Pour l’Église, Pâques signifie la mort et la résurrection du Fils de Dieu, l’annonce de la libération de tous les hommes et l’appel pour recevoir le don de Dieu.
Vivre Pâques aujourd’hui, c’est quitter toute terre où l’on s’enlise, c’est marcher vers la liberté qui fait grandir, c’est croire à la fidélité de Dieu, qui offre son Fils comme gage d’amour et de salut pour l’humanité. C’est marcher à sa suite et révéler que le don de soi est possible et qu’aimer jusqu’au bout, malgré la haine, n’est pas chose vaine.
Célébrer Pâques comme croyant, c’est voir, en ce printemps qui débute, la promesse de mille vies qui bourgeonnent, pour s’épanouir de mille façons, pour se parer de mille couleurs. Triompher de la haine et accepter le pardon mutuel, c’est déjà la promesse de Pâques. Lutter contre des habitudes qui enveniment les rapports, c’est croire que vivre en harmonie est un don qui se mérite. Pâques, c’est le printemps, c’est mille manières de vivre et d’aimer, mille images pour se construire et partager. C’est mille efforts pour laisser la haine à ceux qui sont trop faibles pour aimer. C’est mille chances pour s’ouvrir aux changements sans laisser s’envoler ses propres valeurs. Pâques, printemps de la vie ! Que mille rêves prennent corps et que mille projets se réalisent !