Éditorial

l’étable était un peu comme…

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un lieu pour ceux qui sont en partance

Peut-être le temps de l’Avent et celui de Noël comptent-ils parmi ceux qui sont le plus propices à la comparaison. Une simple saveur réveille des souvenirs d’enfance, un fragment de mélodie éveille tout un chant…

 

L’étable de Noël était un peu comme… la vénérable étable de Noël avec ses incontournables décors simples ou élaborés, ses couleurs pastel ou colorées, ces personnages de petites ou grandes tailles. Peu importe si le décor est provençal ou celui du plat pays de Bruegel, pourvu qu’il nous mette en éveil.

L’étable de Noël était un peu comme… l’arche de Noé…

A première vue rien de commun entre la crèche et l’arche. L’une porte en elle la trace d’une violence, l’autre celle de la douceur, mais toutes deux témoignent d’un avant et d’un après.

Nous en connaissons les personnages, héros improbables d’une histoire où se mêlent la fragilité et la force, la peur et l’espoir, l’improbable et le merveilleux de ces êtres tous en partance.

 

Noé et tous les réfugiés de l’arche, Marie, Joseph et leur petit, les bergers, les sages et même les anges sont en partance.

 

Seraient-ils semblables à tant de personnes, des couples, des familles aujourd’hui en partance volontaire ou forcée, au départ préparé ou imposé qui ne laissera que peu de traces dans l’histoire si ce n’est quelques images vues aujourd’hui et oubliées demain ?

 

Tous, nous sommes en partance, mais convenons-le, il en est qui le sont bien plus que nous. Saurons-nous leur offrir un lieu où se reposer ?

 

L’étable de Noël était un peu comme… l’arche de Noé, peuplée d’êtres en partance…